BIRMANIE, THAILANDE, LAOS ET CHINE. EN 3 MOIS ET A VELO.

4 PAYS ET CE DERNIER ARTICLE POUR CONCLURE.

               Je veux par ce dernier article relever des faits et des caractéristiques de ces 4 pays traversés. Je vous demande de tenir compte de ma subjectivité et ce cote un peu réducteur de la description.

     La Birmanie:

           -Ce sont des sourires d'une grande sincérité malgré la pauvreté.

           -Chaque homme est potentiellement un policier, cette surveillance est l’illustration d’un gouvernement militaire répressif.

           -Un état dentaire plus que déplorable et des routes tachées de    rouges a cause des chiques de bétel.

           -Embargo monétaire, ainsi l'argent ne circulant pas librement, il faut venir avec des dollars en très bon état et par ailleurs il n'y a aucun ATM dans ce grand pays.

           -La culture et le respect d'autrui sont des valeurs transmises de génération en génération.

           -Des gens qui ne comprennent pas qu'après avoir été assis pendant toute la journée sur un vélo j’ai pas forcément envie de m'asseoir a chaque pause.

            -A une influence indienne importante.

            -Enfin, c'est des élections en 2010 sur lesquelles la population compte beaucoup...

       La Thaïlande:

            -est fidèle à elle-même, ils gardent leur sourire et leur savoir-vivre.

            -Ce sont des routes avec des pentes à 21%.

            -Ce sont des granulosités de bitumes parfaites pour rouler à vélo surtout après la Birmanie.

            -Ce sont des vrais gâteaux au chocolat avec du vrai chocolat, et plein d'autres bonnes choses de chez nous en plus de la cuisine thaï.

            -Ce sont les piments les plus efficaces du monde.

            -Les Thaïs ne crachent pas et ne fument pas dans les lieux publiques.

            -c'est en une seule journée, une rando près de minorités ethniques, une balade en éléphant, une descente en raft et éventuellement si vous en avez pas assez on peut vous proposer une tyrolienne à travers deux montagnes. L'industrie touristique est bien rodée et en plus ils proposent ça avec le sourire.

        Le Laos:

                   -C'est le savadi (bonjour), émouvant des enfants tout le long de la route.

           -C'est un pays en pleine évolution, tiré par ses voisins.

           -Connaît une explosion de son industrie touristique...

           -Un système éducatif qui aurait besoin de se développer autant que le reste...

           -Les gens ont des traits dans l'ensemble plus fins que les Thaïs.

           -Il restera toujours comme en thailande des coins plus authentiques.

       La Chine:

 

 

 

 

 

 

 


 
          

 

 

 

 

 

-Ce sont des chinois et ça veut dire déjà beaucoup de choses dans nos oreilles, mais j'ai pas mal de préjugés qui sont tombés en découvrant le pays.

           -Ce n'est pas les gens les plus discrets et les plus fins, mais je pense qu'ils sont battus.

           -Subit une évolution constante de son urbanisme comme le Laos.

           -A de fortes inégalités liées à la taille du pays.

           -N'a pas besoin du tourisme étranger pour vivre.

           -est un pays qui veut ressembler a l'occident à sa manière qui lutte contre son image de "made in China" mais qui ne parle pas anglais.

           -Ce sont des chinois qui semblent avoir vu quelque part que le tabac c'est la santé... le fumeur sur la moto, sur le vélo, en mangeant, en travaillant, sur l'ordinateur. Le fumeur a sa place partout...

           -elle doit faire face à la crise mondiale.

            -On a toujours l'impression de manger dans de la vaisselle neuve, il faut déballer son kit (bol tasse et cuillère en porcelaine) qu'ils font laver par des entreprises, il doit y avoir un caniveau plus propre qu'au restaurant.



Publié à 11:56, le 6/03/2010, Kunming
Mots clefs :


ARRIVE SUR KUNMING: MON OBJECTIF FINAL.

         J'ai décidé, ce jour-là de partir un peu plus tôt que d'habitude. J'ai effectivement pris l'habitude de ne pas trop me donner de contraintes horaires en Chine, mais pour arriver a Kunming, dans cette grande ville, je pensais qu'il était sage de prévoir un peu de marges. Par ailleurs, le vent qui souffle depuis quelques jours allait forcément entraver ma moyenne puisque dorénavant ma direction m'opposait a sa force. A l'inverse, il pouvait tomber pour laisser place à la pluie au vu des nuages menaçants que j'ai aperçus à mon lever.

       En connaissance de toutes ces bonnes perspectives, j'ai pu à partir de 9h30 et effectuer une bonne première étape d'une quinzaine de kilomètres à bonne allure. Lorsque j'ai dû franchir une vallée, le vent tant redouté a rendu la progression très difficile soulevant des quantités de poussières qui n'arrangeaient pas l'état de ma sphère ORL déjà bien tourmentée par une rhino-pharyngite. La qualité de l'air inspirée ces jours était certainement d'avantage responsable de cet encombrement nasal plutôt qu'un quelconque refroidissement. L'énergie que j'emploie pour lutter contre ce mal heureusement mineur était légèrement a l'encontre d'un bon coup de pédale.

       Ainsi, cette dernière journée a été une véritable épreuve. Comme ces derniers jours, je n'ai plus de grandes amplitudes d'altitudes, mais je dépasse toujours les mille mètres de déniveler quotidien. Pour m'aider psychologiquement à lutter contre ce vent, j'essayais de compter en double chaque kilomètre qui défilait doucement…

        À l’approche de la mégapole, j'ai d'abord été impressionné par les stations services Chinoises, les anciens modèles sont coiffés d'un immense chapeau de clown métallique d'une vingtaine de mètres de haut, dont le nombre de pompes est démesuré par rapport au nombre de consommateurs. Les nouvelles ne sont pas ornées de cette coiffe volumineuse, mais prévoient effectivement un flot de véhicules grandissants.

        J'ai passé plusieurs péages alors que je n'étais pas vraiment sur l'autoroute pour finalement belle et bien m'y retrouver. Je n’ai pas encore compris ce que faisaient les gens à moto sur la bande d'arrêt d'urgence à attendre et regarder passer les véhicules, et en fumant bien sûr...

Je suis finalement sorti de cette autoroute aérienne sur le conseil plus que douteux d'un policier, pour me retrouver sous un amas de bretelles. Ma logique a dû m'induire un peu en erreur, puisque j'ai mis 1h30 à m'apercevoir que j'étais à côté de mon but, la gare routière sud d’où je pouvais trouver les appart-hôtels que l'on m'avait conseillés.        Avant cela, j'ai dû comme je le redoutais revenir un peu sur mes pas, je m'apprêtais à entamer la traversée d'est en ouest de la ville.

        Je me suis rendu compte que la proportion de gens parlant anglais n'est pas plus élevé en ville. J'avais l'impression d'avoir des informations contradictoires lorsque je leur montrais le nom de la gare en Chinois. En fait, je tournais en rond dans un quartier qui ne s'apparente nullement a un centre ville. La fatigue ne m'a certainement pas aidé, j'ai dû me poser 5 min pour retrouver un brin de sang froid et finalement reprendre mes recherches plus efficacement.

J'ai fini par trouver le "Mac Donald" (et oui ils mangent ça en Chine), puis la réceptionniste de l'appart hôtel, qui parle anglais et qui va m'aider à trouver le carton d'emballage de mon vélo. C'est une adresse en or, que les Suisses m'ont donnée.

           Pour finir, Kunming est une ville coupée par de grandes artères et entre ces dernières, il semble y avoir un quartier complet, parfois il subsiste une maison traditionnelle (c'est ce que les guides disent), que la frénésie des pelleteuses a épargné. Il me parait donc difficile de trouver un réel intérêt pour la capitale du Yunnan.



Publié à 12:55, le 5/03/2010, Kunming
Mots clefs :


QUELQUES ANECDOTES EN VRAC.

          À Gejiu une assez grande ville, le 15 février, je me suis aperçu qu'il existait encore des hôtels pour étrangers et d'autres qu'ils leur étaient interdits, même si cette loi semble de plus en plus désuète.Errant dans cette ville à la recherche d’un hôtel, j’ai fait la rencontre d’une réceptionniste. Cette dernière après avoir appris que son hôtel était complet à cause d'un certain "meeting" s'est mise à ma disposition pour arpenter la ville afin de m’aider dans ma recherche.  L'opération a bien dû durer 45min, elle m'a même accompagnée jusqu’à ma chambre. Elle a fait volontiers cet extra pour exercer son maigre Anglais, comme d'autres elle s'est présentée en m’expliquant : "i speak a little English" et comme beaucoup lorsque l'on pose des questions, les gens ne comprenant rien répondent " no, i speak a little English" et on peut toujours attendre la suite...

     Effectivement, "A little" c'est à peu près tout ce qu'ils savent. La situation ne va pas évoluer bien vite. Certes, les jeunes enfants de moins de 10ans semblent apprendre l'Anglais obligatoirement à l'école, mais il y a une pénurie de profs et le niveau est souvent bien bas.

        Pour rester un peu dans le même sujet, un soir a Tonghai le 28 pour être exact. Toujours pendant la recherche de l'hôtel alors que j’essayais de faire comprendre a la réceptionniste que je ne veux pas donner mon passeport ni payer quoi que ce soit avant d'avoir vu la chambre. Je ne suis jamais arrivé à faire lui comprendre que je ne comprends pas le chinois parlé et pas mieux l'écrit. La situation était aussi comique qu'agaçante. Elle m'a écrit successivement une dizaine de lignes de chinois pour certainement me répéter à peu près les mêmes choses. De mon côté, j'ai essayé de lui écrire en Latin ça n'a pas suffi à éveiller en elle quelconque soupçon sur mon niveau de compréhension. C'est vrai qu'elle était pas très dégourdie, mais ils sont nombreux les gens à penser que les idéogrammes chinois sont compris sur toute la planète. J'ai remarqué que les chinois devaient rarement visiter la chambre avant d’en prendre possession puisque j'ai été confronté régulièrement au problème.

         Le lendemain était consacré à la photo, sa collègue a voulu se faire prendre en photo avec moi. Je l'imaginais penser "ah! j'en ai vu un « Alien » et j'en ai la preuve". Le soir même, des policiers ont dû me voir tourner dans la petite commune, ils ont retrouvé mon hôtel et ont relevé mon passeport, pris des photos du document et du bonhomme, ils n'ont justes pas osés poser avec moi.

         Et, pour rejoindre les deux précédentes situations, une prof d'Anglais est venu m'interpeller à la table d'un restaurant pour venir discuter avec moi. C'est à ce moment-là, que j'ai pu constater le niveau d'Anglais parfois enseigné et cela s'est aussi terminé par une séance photo et cette fois elle a voulu généreusement me les faire imprimer.

 



Publié à 13:18, le 2/03/2010, Miyang
Mots clefs :


SUR LA ROUTE.

                Depuis mon départ en Chine, pour résumer, j'ai parcouru des montagnes comme vous avez pu peut être vous en apercevoir.

           Au début, j'ai traversé la forêt primaire, j'ai ensuite vu les plantations de thé, les rizières en terrasses, les potagers aux odeurs dominantes d'oignons et de choux, ça me change des toilettes ou des poubelles... et enfin j'ai vu les vergers d'agrumes. Ça fait trois mois que je mange des mandarines et j'avais jamais vu la moindre de ces plantations.
           Concernant les poubelles et les toilettes, je pourrai consacrer un article entier au sujet. C'est la première fois que je parcours un pays qui jette intégralement toutes ses ordures sur le bord de la route.

     
   

         On commence à faire consommer après on traite les conséquences et enfin, on éduque. Tout ça a un coût et l'éducation va prendre des générations entières à ce stade, là...

          Si mes routes étaient faites que de descentes, je ne longerais pas si longtemps ces allées de déchets en humant ce parfum délicieux. Les écoulements d'eaux sont parfois un mélange de papiers, plastiques de toutes sortes et je vois parfois les paysans se laver les mains dedans. Je me rappelle le restaurateur de Jinghong qui achetait ses légumes dans la région du mekong, " ici, les gens n'ont pas besoin d'engrais, la terre est très fertile"...

    Depuis, sur la route j'ai vu des femmes épandre des mélanges à base de poudre blanche et d'eau et je ne sais pas comment elles ont fait leur calcul de dose.

        Dans certains coins, les toilettes occupent une grande place dans le paysage. Il semblerait que les villageois utilisent encore des toilettes communes. Et, je peux ainsi jouir pleinement des odeurs. J'adore surtout en montée lorsque j'ai besoin de faire des grandes inspirations. J'ai vu plusieurs systèmes mais dans tous les cas, ils séparent les hommes, des femmes et il n'y a pas d'eau, d’où les odeurs. Le principe de base c'est dégainer, viser la fosse, remballer et s'enfuir. L'utilisation du papier toilette semble controversée.

        Effectivement, il existe un autre groupe de voyageur qui a un autre point de vue de la situation. De mon cote, j'ai la chance de pouvoir m'arrêter où bon me semble pour résoudre ce genre de besoin.

        J’ai rencontré une Suissesse utilisatrice de bus à Jianshui qui m'a dépeint le tableau avec un certain dégoût. Lorsque les bus s'arrêtent pour les pauses "pipi", les gens profitent de l'environnement ou bien les vibrations du bus leur sont propices à un bon transit et leur imposent une élimination complète. Elle a été choquée de voir des filles citadines, bien habillées se "défroquer et chier" devant tout le monde et c'est à ce moment-là, qu'elle m'a dit avoir vu personne avec du papier toilette. Un mystère Chinois de plus...

         Je trouve qu'ils ont une relation particulière avec ces matières, je les ai vus étendre du purin (je trouve que ça porte bien son nom) sur la route ou transporter dans des seaux de la nourriture putride pour les cochons, cette vision me harcelait un peu.

         Par ailleurs, j'ai aussi croisé des zones industrielles ou des mines à ciel ouvert et je devinais les effroyables conditions de travail au vu de l'environnement que déjà j'avais du mal à traverser par manque d'air. Loin des belles industries que j'ai pu voir à la télé, qui font la fierté du pays. Il semble que beaucoup de progrès ont été faits sur les conditions de travail et le niveau de vie de la nouvelle classe moyenne, mais le pays est si grand que de grandes disparités vont subsister encore longtemps.

      Concernant, la réaction des gens lors de mon passage, je suscite beaucoup de curiosité et je m'amuse à imaginer ce que les gens peuvent penser. J'obtiens dans un premier temps finalement assez peu de réponse lorsque je dis bonjour, je vois les gens la bouche ouverte me suivre du regard et tournent parfois la tête lorsque je les regarde à mon tour. C'est ce que l'on appelle être sans voix. Certains tout de même font des expériences, ils lancent un "Hello" et se mettent à pouffer de rire.

      Dans un autre genre, quelqu'un me suivait en voiture, lorsqu'il m'a doublé, il a continué à me suivre du regard et sa voiture par son inattention s'est déportée, me rabattant dangereusement vers le fossé, j'ai dû le ramener à la réalité en criant à travers la vitre ouverte du passager.

           Leur curiosité est très réservée car je pense qu'il y a une peur (peur de l'inconnu). Lorsqu'il m'arrive de demander ma route en montrant la carte latine et chinoise, souvent les gens se tiennent très loin et parfois partent comme si je leur avais rien demandé.

         Une fois sur la route, j'ai rencontré quelqu'un qui parlait anglais et l'on a discuté 10 min, c'était un grand moment pour moi, il m'a évidemment pris en photo, il travaillait pour une télé locale d’où ses qualités linguistiques.

       Même, si tout ce que je décris là, n'est pas toujours beau à voir, la nature recèle de réels paysages singuliers et grandioses à la taille du pays, j'espère que les photos rendent compte de cette vérité. En aucun cas je regrette les difficultés de la route. C'est plus la réalité d'une partie du pays que j'ai voulu découvrir ou peut être que je peux appeler ça l'envers du décor, que je n'aurais pas vu dans tous les nombreux spots touristiques que j'ai délaissés sciemment, entre autres pour des raisons économiques. En effet, la Chine possède de nombreux sites inscrits au patrimoine de l'UNESCO, j'ai pu en voir quelques-uns confortablement installé dans ma chambre, pour bien moins cher...



Publié à 09:44, le 22/02/2010, Yuanyang
Mots clefs :


SOLITUDE, RECUEILLEMENT, INTROSPECTION ET 1000M DE DENIVELE PAR JOUR.

               En Chine, j'ai souffert un peu du manque de communication, surtout lorsque j'étais au tiers de mon voyage et que j'ai essuyé deux jours de mauvais temps. Vous me direz qu'est ce que c'est deux jours sur 3 mois, alors que, dans d'autres contrées, on peut compter les jours de beau temps. Sur mon vélo, la pluie, l'absence de soleil et le brouillard, ont eu vite fait de me faire ressentir le froid lié à l'altitude. J'ai encore cette image devant les yeux du rideau de pluie qui est tombé sur moi alors que je trimais dans le froid en pleine montée. Je me trouvais pas vraiment à ma place. Je pense que c'est dans ces moments-là, que la présence d'un compagnon de voyage aide à supporter ces sentiments difficiles à gérer. Après avoir été mouillé pendant 3-4 heures, j'ai atteint mon objectif du jour. C'était un jour où je faisais étape dans une petite localité.
     Pendant une grande partie de ce voyage, un jour sur deux j'étais dans un village. Dans ce cas-là, je n'étais jamais sûr de trouver une chambre confortable.


       Bien sûr, ce jour-là, j'ai dormi dans une chambre pas très avenante. Porte en acier qui ferme mal, de plus elle n’est pas franchement adaptée a la fonction de porte de chambre, des mégots jonchent le sol à la limite d'encombrer la literie propre de loin mais loin d'être propre. J'ai eu la joie de trouver un cafard mort en enlevant mon duvet le lendemain. S'approprier cet endroit n'est pas facile dans les premiers temps. Le hall était encombré de poubelles, ou bien c'est une question de rangement? Les toilettes à la turc avaient la faïence de cassée. La fistule ainsi crée n'engageait pas tellement à l'aisance. J'étais tout de même reconnaissant de trouver une douche chaude, leur système de chauffage solaire étant très performant même en cas de mauvais temps.

      L'hôtelier assurait aussi le repas, c'est un confort... Mais, attention en entrant dans la salle de restaurant, c'est très glissant, l'huile de friture a légèrement imprégné le revêtement de sol. On n'a pas envie de glisser ses doigts partout de peur d'attraper une maladie... Et à la présentation du frigo et des différentes viandes on a déjà l'impression d'être rassasié.

        Toutes ses épreuves passées, j'ai enfourché mon fidèle compagnon. En ayant dormi dans la fameuse salle de restaurant, ce dernier n'a pas eu sa douche. L'avantage c'est qu'à aucun moment, j'ai eu peur de salir les lieux en épandant les stigmates de cette journée pluvieuse que portaient mes affaires.

        La veille j'ai terminé par une grande descente qui m'a laissé à l'altitude de base ainsi, je savais que j'avais un bon programme ascensionnel. Effectivement, c'est la première fois que j'avais plus de 30km de montée, à savoir que je suis parti de 500m pour arriver à 1800m d'altitude avec les derniers 400m dans un épais brouillard humide. Le froid me glaçait le sang et j'étais au bord du désespoir lorsque cette nappe grisonnante m'a laissé apercevoir un panneau qui après traduction indiquait 73km pour arriver à Luchun, ma destination.

 

            Je m'imaginais rouler à la même vitesse pour finir la journée, je venais de faire 30km en 3h. Je me suis motivé et surtout, j'ai apprécié les quelques descentes qui m'ont permis d'augmenter ma moyenne. Je trouvais cependant pas indispensable de finir la journée avec 300m de dénivelé. Vous imaginez que toutes ces journées passées seul me permettent de réfléchir sur pleins de choses et j'assume le fait qu'il m'arrive de parler seul, et même d'insulter les chinois qui me klaxonnent dans les oreilles.

Enfin, ce que je pensais la réapparition du soleil après une journée de repos m'a permis de retrouver l'énergie pour affronter ces dénivelés et ces monologues sereinement...



Publié à 20:39, le 20/02/2010, Daxing
Mots clefs :


JOURNEE OU JE N'AI RIEN PAYE.

          Ce que je veux dire par là, c'est que ce lundi 15 février, je me suis fait inviter pour les deux repas de la journée. Je me suis arrêté après qu'une dame m'ait interpellée depuis son humble terrasse. Ils avaient commencé le repas familiale de bonne heure et les bières se décapsulaient à tour de bras. Ils m'ont d'abord gavé de pommes, de mandarines et de guimauve chinoise. Ils ont essayé de me convertir à l'alcool de riz, en vain, le narguilé ne m'a pas enchanté non plus. Ils ont un peu de mal à voir l'incompatibilité alcool, tabac, vélo. Les échanges de regards et rires ont été nos seuls moyens de communication. Leur générosité semblait être un prétexte pour assouvir leur curiosité: "un alien est passé devant chez nous".

         Ce qui devait arriver arriva, ils m'ont proposé de passer à table, dans l'autre partie de la cour. J'ai du goûter tout un tas de plats, de cou de poulets, à l’émincé de viande d'animal faisandé X légèrement fort en goût, dont les rayons du soleil matinal avaient dû en accentuer la saveur.

        C'est finalement, une de mes rares déceptions, la finesse de leur cuisine n'est pas à la hauteur de ce dont je m'attendais, et le gras surnage un peu trop à la surface des plats, mais heureusement le piment est là pour désinfecter en me dilatant un peu les naseaux.

        Ainsi, j'ai fait honneur un peu à tout, parcimonieusement en esquivant les plats les plus suspect. Et j'ai profité pour tirer ma révérence entre deux plis de leurs jeux de cartes qu'ils affectionnent tant.

         Concernant, l'autre partie originale de la journée, alors, que je circulais à Simao à la recherche d'un hôtel de bon prix pour la nuit, j'ai vu sur la double allée un Chinois en position sous-plongeante près à faire feu avec son objectif impressionnant dirigé dans ma direction. J'ai tout d'abord pensé à un touriste Chinois, qui souhaitait immortaliser je ne sais quel sujet intéressant. C'est lorsque, j'ai vu les quelque building fraîchement achevés dans mon dos que j'ai compris qu'il devait probablement s'intéresser à la bicyclette et son utilisateur.     Effectivement, il m'a demandé avec un Anglais quasi inexistant de poser à plusieurs reprises devant son réflexe dernier cri, avant de me donner sa carte de photographe professionnel. Je lui ai fait comprendre que pour l'heure ce qui me préoccupait d'avantage c'était de trouver le fameux hôtel. Il s'est proposé de m'aider et rapidement nous avons conclu pour une chambre bon marché de qualité, je dis bien "on" puisqu'il a voulu donner sa carte d'identité comme document de gage.

          À plusieurs reprises, on m'a demandé de traduire en idéogrammes Chinois mon identité. Beaucoup de locaux ne peuvent même pas imaginer que si l'on ne peut pas parler Chinois, on ne peut pas non plus l'écrire. Ceci est dû vraisemblablement en plus de leur ignorance, à leurs nombreux dialectes, c'est la raison pour laquelle à la télé, ils sous-titrent tous les programmes Chinois.
           Une fois le problème de la chambre réglé, mon nouvel ami a insisté pour que l'on mange ensemble. J'ai été quelque peu surpris lorsque j'ai vu le standing inhabituel du restaurant dans lequel il m'emmenait, il m'a fait rapidement comprendre que c'est lui qui aurait à endosser la douloureuse et que je n'avais pas à m'inquiéter. C'est limite s’il ne m'a pas montré sa liasse de billets.

           Le festin s'en est suivi d'une autre séance photo dans ce cadre enchanteur et comme si ce n'était pas assez, une fois raccompagné jusqu'à la chambre, il m'a proposé une autre séance, je ne sais où. Malgré, le fait que je me demandais qu'elles étaient ses intentions, j'étais curieux de voir la suite. C'est lorsque j'étais sur sa moto, que je me suis dit que c'était peut-être un peu inconscient de le suivre, ainsi. J'ai vite été rassure puisque l'on a fini notre balade nocturne dans un parc aux abords de la ville avec de nombreux touristes locaux se faisant photographier devant ses petits monuments illuminées dont vous pouvez voir dans l'album. À ma grande surprise, il a sorti son trépied et colle un panneau indiquant: 10 yuans la photo (1€). Je l'ai abandonné à son business florissant après qu'il m'a écrit en chinois l'adresse de l'hôtel pour le taxi. Finalement, cette anecdote est assez révélatrice des chinois que j'ai rencontrés avec cet aspect: juste et généreux qui cache leur côté commercial connu mondialement de tous.




Publié à 13:37, le 15/02/2010, Simao
Mots clefs :


NOUVEL AN CHINOIS.

                Après ma nuit dans le Resort, je m'attendais à retrouver de l'hôtellerie basique sur Jinghong. Et, finalement j'ai bénéficié du confort d'un hôtel de business neuf avec ordinateur et Internet dans la chambre. Les personnes à qui j'en ai parlé m'ont expliquées qu'il était possible en Chine de trouver des chambres avec machine à laver le linge. Cette option m'a tout de suite enchanté, pouvoir compléter mon blog tout en écoutant la musique de mon pays... je n'ai pas réussi à utiliser skype pour téléphoner de mon lit.

          J'ai découvert un aspect de la Chine tout à fait sympathique avec deux restaurants internationaux, un vrai vivier de touristes intéressants. Un couple de québécois m'a marqué, le mari apprend le chinois avec son Net book. Il est très courant de trouver le Wifi et ainsi, il se connecte sur ce site gratuit, qui lui répète le vocabulaire courant. Ce que l'on apprend au début c'est qu'il n'y a pas de grammaire et pas de personnes, ce qui semble simplifier un peu les choses. En revanche, il m'a aussi donné un exemple, concret de "chambre", qui selon quel accent on utilise pour la prononciation donne des sens différents. Je crois qu'il y avait 6 sens. Donc, si je prononce ce mot, mon interlocuteur va comprendre Boeuf, clé à molette, omelette ou sucre mais pas forcément le mot désiré. Dans l'apprentissage, il n'a pas abordé l'écriture. Effectivement, il y a une méthode pour apprendre à écrire les idéogrammes. Il y a en mandarin 3500 idéogrammes qui correspondent chacun à une syllabe. Pour se faire une idée un fermier va utiliser 1500 alors qu'un cadre peut en utiliser plus de 2000. Et c'est seulement un haut niveau littéraire qui va permettre d’en utiliser plus.
J'ai aussi rencontré d'autres Français avec qui j'ai partagé avec grand plaisir mon expérience de voyage à vélo. Tout ça baigné dans l'ambiance de ce nouvel an. Autant, ce que je retiens en Europe c'est qu'on aime faire la fête et se claquer des bises qu'en Chine il faut faire péter des pétards, deux jours avant et 4 jours après. C'est impressionnant, ce que l'on peut voir brûler comme artifices dans la rue. Il faut du bruit et de la fumée. On m'a précisé que, dans la région, les gens n'accordaient que peut d'importance à cette date. Ils fêtaient davantage le nouvel an Dai, appelé aussi fête de l'eau qui se déroule en Asie du Sud Est à la mi-Avril. Comme son nom l'indique, c'est une fête où l'on passe son temps à se faire arroser...
        Fort de cette information, j'étais content de quitter cette citée avec ces airs de ville soumise à d’incessants bombardements. D'autant que l'hôtellerie dans les lieux touristiques double où triple ses prix pendant la semaine du jour de l'an puisque c'est un des rares moments dans l'année où les Chinois s'arrêtent de travailler.
 



Publié à 09:35, le 14/02/2010, Jinghong
Mots clefs :


PLUS D'ENERGIE, HÔTELLERIE PARFAITE POUR LE REPOS.

           Il y a une heure de décalage horaire avec le laos et la Thaïlande. C'est à dire que je gagne une heure de sommeil et une heure de soleil en plus le soir. Tout ça m'arrange très bien. Le matin, j'ai de plus en plus de mal à décoller. Je profite de cette heure et du fait qu'il fasse plus froid le matin. Ce jour-là en partant de Mengla, j'ai absorbé mon petit déjeuner avant de m'arrêter à nouveau avec les Russes. Cela allait être les prémices de ma flémingite aigue. Je voulais narrer l'anecdote du petit-déjeuner avant de rentrer dans le vive du sujet concernant ma forme.
C'est en réservant une nuit supplémentaire que la réceptionniste m'a parlée du petit-déjeuner auquel j'avais droit. Je lui ai suffisamment fait remarquer qu'elle avait omis de m'en parler a l'accueil qu'elle a bien voulu me faire une ristourne pour la prochaine nuit.

         J'étais très curieux de savoir ce que j'allais trouver pour le petit-déjeuner. Le lendemain, je me suis donc dirigé dans la fameuse salle dans les créneaux horaires imposés. C'est en fait, une immense salle qui fait aussi l'annexe de la discothèque. C'est en tout cas d’où venait le bruit depuis ma chambre pendant les heures d'ouverture habituelles d'une discothèque. Les tables rondes avec le plateau tournant style chinois étaient loin de cacher la saleté laissée la veille par les usagés. Dans un coin de la pièce étaient disposées quelques marmites et plats de végétaux. De petit déjeuner, l'on m'a servi une soupe de pâtes à l'ail avec un verre de lait chaud de soja. Concernant les pâtes à l'ail certaines personnes me connaissant doivent se dire que je suis victime de mon vice. Bien entendu il n'y avait ni de café, ni de thé. Pendant que j'appréciais ce met succulent. Un groupe d'une douzaine de personnes est arrivé dans la salle. J'ai pu juger de leur finesse à table. Ils se sont rués sur les plats comme s’ils n'avaient pas mangé depuis deux jours et, en 5 min, ils avaient englouti leur bol en laissant que quelques déchets sur leurs passages.


           C'est dans ces heures là que sortent les meilleurs sons de leur arrière gorge, pour évacuer l'excèdent de mucus de la nuit, entre la pollution, l'air sec lié à l'altitude et le tabac, je pourrais faire de bons films à diffuser sur "You Tube". Hier, j'ai pensé lors de l'émission de ce son, que cette personne était malade et qu'elle allait vomir ou qu'elle allait faire un infarctus et c'est lorsqu'elle a recommencé que je me suis dit que c'était son niveau sonore habituel. D'ailleurs personne de son entourage trouvait ça étonnant...

              Pour en revenir au titre de l'article et mon coup de fatigue, ça a commencé un jour après Mengla en partant de Menglun. Heureusement, je n'avais pas beaucoup de kilomètres à faire ce jour-là. Mais chaque kilomètre me coûtait durement. Je n'imaginais qu'une chose: c'est m'arrêter au bord de la route, m'allonger et écouter les espèces de grillons chanter dans les arbres. En me faisant violence, je suis arrivé à mon objectif qu’était Ganlanba. Je suis passé devant un Resort avec golf et spa .

         Au début de la journée, je m'attendais à passer la nuit dans un endroit très simple. C'est vraiment une preuve que les jours se suivent et ne se ressemblent pas et que l'on ne sait jamais à quoi s'attendre en voyage. Sans me faire trop d'illusions sur le tarif, je m'engage dans cette belle propriété. Je suis pas toujours très à l'aise lorsque j'arrive dans un bel endroit avec mon petit vélo et portant mon vieux tee-shirt crible de cristaux de sels, preuve de ma transpiration incontestable. Finalement, avec du recul, j'aime ce genre de situation. Alors, que le parking est couvert de voitures de luxe de dernier cri, je me dirige directement et au plus près de la réception pour laisser mon vélo toujours bien en vu, ce qui déboussole souvent le groom service et je pars m'enquérir du tarif de la chambre la plus simple. Ce qui est en soit une contradiction. La miss est fière de me proposer un tarif déjà réduit de 30%. Je me confonds en excuse en lui disant que je me suis trompé que je ne peux payer 90 euros pour une chambre que je paye normalement 5. Elle insiste en me proposant 60, en fait je craque lorsqu'elle en accord avec son patron me laisse la clé pour l'équivalant de 45 euros, je visite avant de me décider, tout de même. Je suis content d'avoir pu en profiter un maximum puisque je suis arrivé tôt et le lendemain, je pouvais facilement rester tard et profiter de la piscine.

          Par ailleurs je me suis réveillé toutes les heures. J'étais victime d'un pseudo état grippal avec céphalées, sinusite et douleurs dans les membres et ma peau était très sensible. Après m’être bien reposé et pas avoir senti d'amélioration notable j'ai repensé à mon dernier massage au Laos. C'était il y a 4 jours, j'étais parti pour un massage de 2 heures avant de me raviser au vu de la puissance du pratiquant. Le jeune homme en me broyant littéralement les muscles, les nerfs et les os m'a dissuadé. Le pire et je pense ce qui a été le plus nocif ça été lorsqu'il a massé mes cervicales. Il jouait aux osselets avec. J'ai eu l'impression de me faire triturer la moelle épinière. Lui dire qu'il était trop violant n'a pas suffi, j'ai dû lui faire les gros yeux pour qu'il arrête. Je n'ai pas senti de troubles les deux jours suivant à part une douleur locale.


C'est en discutant, des masseurs aveugles très réputés en Chine que j'ai sur le conseil du Français tenant le restaurant à Jinghong, que j'ai decidé de m'abandonner entre ces mains. La première impression a été vite positive. Il a en premier lieu passé ces mains tel un scanneur sur mon dos. Passé cette étape diagnostic pendant laquelle ces mains ont dégagé une chaleur intense, je me suis d'ailleurs demandé s’il ne les sortait pas du four avant d'exercer. Le reste n'a pas été une partie de plaisir. Il m'a à nouveau labouré les cervicales. Les craquements entendus résonnent encore en moi, j'avais cependant d'avantage confiance dans ses mains. La preuve, c'est qu’au bout d'une heure et demie comme par magie, je n'avais plus aucun symptôme.



Publié à 20:05, le 13/02/2010, Jinghong
Mots clefs :


BIENVENU DANS L'EMPIRE DU MILIEU.

            Mes premières expériences en Chine se sont basées sur une rencontre inachevée. Tout a commencé au laos alors que je mangeais je ne sais quel repas délicieux. A ce moment-là, j'ai attrapé la conversation d'une table voisine constitué d'un jeune joli couple. J'ai entendu le mot vélo et là mon oreille s'est dressée pour écouter la suite et je pense qu'il ne devait pas y en avoir plus puisque je ne me suis pas rapproché d'eux. 

       En revanche le lendemain, à une quarantaine de kilomètres de mon point de départ, à la même table du même restaurant perdu au milieu de nulle part, je les ai retrouvés. Il y a un mois à deux jours près j'y avais pris place avec Marco. Ce fameux petit couple était sur le point de partir en Chine, j'ai tout de suite imaginé passer la soirée en leur compagnie avant de passer un mois seul au fin fond de la Chine (leur blog ci-joint). J'ai tout même fini ma soupe tranquille puisqu'ils m'avaient laissé entendre qu'ils n'étaient pas très rapides sur la route. Leur tour du monde en bus ne leur satisfaisait pas trop c'est ainsi qu'ils ont acquis deux bicyclettes en Thaïlande pour un mois à deux roues.

          Effectivement, je les ai rattrapés à la douane, après avoir traversé cette espèce de Las Vegas Laotien en cours de construction (les jeux d'argents sont encore interdits en Chine). Les bâtiments Chinois sont bien plus grandioses que les bâtiments de leurs voisins plus pauvres. Je vais d'ailleurs avoir le temps de les observer, pendant que les douaniers étudient mon passeport.

          J'ai commencé les formalités avant mes deux amis Hollandais et je  finis une heure après eux. Je n'ai jamais compris pourquoi. Je me demande s’ils avaient déjà vu un passeport français, ils l'étudiaient sous toutes les coutures (c'est le cas de le dire puisqu'ils regardaient si je n'avais pas enlevé des pages ou changé la photo). Un douanier est parti avec, puis reviens quelques dizaines de minutes plus tard, le confiant à un autre, qui refait l'examen complet, entre temps ils ont eu le temps de perdre la carte immigration que j'avais remplie, je suis donc retourné à l'étape précédente pour refaire la carte et retomber sur un autre homme. Celui-ci a recommencé l'interrogatoire à zéro. Je ne sais pas s’ils engagent personnellement leur responsabilité mais visiblement ils ne font pas confiance à leurs collègues.

          Avec cette histoire qui commençait à me mettre un petit peu mal à l'aise, j'ai perdu la trace de mes deux compères cyclistes. Je les trouvais un peu tendus et froids à la douane, ils appréhendaient certainement le pouvoir de l'homme au tampon magique.

            Ils ont probablement trouvé un hôtel comme ils ont convenu dans la ville frontière, de mon côté après avoir réussi à faire marcher l’ATM made in China, j'ai suivi la route qui m'a conduit directement sur l'autoroute. Les Allemands m'en avaient parlé en me précisant que, malgré l'interdiction, les policiers tolèrent son utilisation par les cyclistes. La circulation n'est pas un problème, c'est très fluide et les Chinois ne roulent pas très vite. La bande d'arrêt d'urgence fait office de piste cyclable sauf lorsque l'on pénètre dans les nombreux tunnels et c'est là où c'est moins « fun » , surtout lorsque l'on est doublé par un gros camion... J'ai terminé les quarante derniers kilomètres de mon étape du jour jusqu’à Mengla sur l'autoroute puis pour les étapes suivantes j'ai opté pour les cols des routes secondaires désertées. Ainsi, l'avantage par rapport aux routes thaï ou Laotienne c'est que j'ai l'impression d'être le seul à profiter de ses paysages qui me paraissent par moments plus grandioses. Je vais laisser les photos exprimer le fond de ma pensée...


           Après, l'étape autoroute j'ai atteints ma première ville chinoise décrite par le dernier guide de voyage comme une ville de poussière. la aussi j'ai été agréablement surpris. En l'espace d'un an ou deux le chantier a laissé place à de belles boutiques, de beaux immeubles de haut de gamme. J'ai vite été renvoyé au problème lié à la barrière de la langue, comme je vais pouvoir le constater à plusieurs reprises pendant ce voyage, c'est un des rares pays au monde où l'on ne peut pas se débrouiller avec l'Anglais ou l'Espagnol. Avec en prime aucun support écrit pour s'aider. Je suis donc arrivé en fin d'après-midi parachuté dans un pays nouveau où rien est écrit en alphabet latin. À ma connaissance, il y a que deux hôtels dans cette ville indiquée en alphabet commun, je passais en vélo devant des bâtiments sans en reconnaître la fonction.

         Il est peut-être vrai que l'hôtellerie est un peu plus chère que dans mes précédentes destinations asiatiques mais surtout la qualité atteint plus rapidement un haut niveau. Pour 12 euros, j'étais content de trouver un bon cocon pour me protéger de tout ce monde étranger, au dernier moment, j'ai d'ailleurs décidé de prolonger d'une nuit cette douce immersion.

        Mengla, en plus de représenter la première étape a été le théâtre, d'une première belle rencontre avec une famille de Chinois. Alors que je lorgnais dans leur assiette pour commander mon festin, ils m'ont proposés de faire un tour à pied en ville pour le plaisir de pratiquer leur Anglais et aider un pauvre touriste occidental un peu perdu. La soirée s'est ainsi terminée par une séance photo et même vidéo sur une place où se tenait une danse folklorique à laquelle nous nous sommes joint.

        J'ai aussi bien rempli ma fonction de touriste en m'offrant l'entrée dans un parc naturel dans une belle forêt primaire. La présence d'un gros pont népalais de plusieurs centaines de mètres à plus de 30m au-dessus du sol justifie un peu le tarif très élevé de l'attraction. Comme dit le Français qui tient le restaurant à Jinghong "c'est des excursions pour Chinois, ça !". J'ai l'impression que sorti de la nourriture et du logement, le tourisme peut effectivement revenir cher en Chine.

          Après avoir eut du mal à repartir en selle, j'ai bout de 10km aperçu des blancs dans un pseudo restaurant d'autoroute. Ainsi, j'ai fait la connaissance d'un couple de Russe fort sympathique, je ne les aurais certainement pas rencontrés dans d'autres circonstances. Ils se sont fait offrir le repas par ces Chinois et ils m'ont convié à partager leur pitance. J'ai profité ainsi de l’expérience de cet homme. Il a voyagé plusieurs mois en Chine et au japon. Il souhaite s’installer dans cette dernière escale.
       



Publié à 20:19, le 11/02/2010, Mengla
Mots clefs :


AVANT LA CHINE.

 Si ce pays n'était pas tant chargé d'histoire à mes yeux, je ne serais pas si curieux que ça d'aller en découvrir une infime partie. Il y a, je trouve beaucoup de controverse autour de cette partie du monde.
           Déjà politiquement, j'ai été touché par leur façon d'envisager à reculons la démocratie avec la condamnation de ce chinois qui a rendu des publications en faveur des libertés individuelles. " Le dissident Liu Xiaobo auteur d’un texte réclamant la démocratisation de la Chine, fait appel de sa condamnation à onze ans de prison pour subversion. Même s’il n’a guère d’espoir d’obtenir satisfaction, a déclaré lundi l’un de ses avocats. « Liu Xiaobo a interjeté l’appel directement auprès du tribunal le 29 décembre », a déclaré Shang Baojun. « Mais il est conscient qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir que le verdict soit révisé », a-t-il ajouté."


           Les tensions avec les Américains se font sentir, premièrement à cause des accords entre Taiwan et les États-Unis, sur l'équipement militaire et la rencontre de Obama avec Le Dalai Lama qui devrait avoir lieu en février a Washington.

            Et pour finir, l'histoire que des chinois auraient piratés des comptes Gmail de militants pour les droits de l'homme, poussant l'entreprise Google à éventuellement cesser ses opérations en Chine. Ceci a relancé le sujet de la censure sur les massacres de Tienanmen et les problèmes au Tibet.

          Tous ces événements auxquels mon oreille est assez sensible entretiennent mon questionnement et alimente à la fois ma curiosité.

           C'est un pays qui incontestablement, par rapport aux pays voisins n'a pas encore beaucoup de tourisme occidental, et j'entends beaucoup de sons de cloches différends. En ce qui concerne à la fois la gentillesse des habitants mais aussi le coût de la vie en voyage.
Il y a deux jours, j'ai rencontré deux cyclistes Allemands qui venaient de passer 6 semaines en Chine. L'un des deux avait l'air traumatisé par le bruit ambiant notamment des klaxons dans la circulation qui se fait au fil des ans plus denses. Il considérait le pays finalement plus intéressant pour ses villes en constante mutation. Ceci est toute façon leur opinion.


         Même si je suis content d'avoir des bons échos de la gentillesse et des tarifs encore très compétitifs, je dois prendre les infos avec réserve. De plus, nous n’avons pas la même façon de voyager. Un des deux se balade avec son violon. Ils optent dorénavant pour des vieux vélos qui ne semblent pas très fiables. Celui qui transporte son violon m’a montré sa jante arrière qui se partage en deux sur la porté de freinage sans sembler se soucier de l'insécurité que cela provoque. Il semblerait qu'ils prennent beaucoup plus de temps que moi pour voyager et qu'ils dorment régulièrement a la belle étoile. Enfin, en les quittant j'ai regretté de ne pas avoir pris une photo pour immortaliser leur allure en poussant leurs vélos dans cette pente relativement modérée.

       Pour clore cet article je voudrais souligner le fait que j'atteins la chine en  7 jours de trajet dont je connais en grande partie la route, ce qui me laisse tout le loisir de chercher un sens à cette destination.



Publié à 13:00, le 6/02/2010, Muang Louang Namtha
Mots clefs :


THAI YOGA MASSAGE.

       Me voilà diplômé pour les deux premiers échelons de Thaï Massage. J'ai donc acquis 60h de pratique. J'ai déjà envie d'en apprendre d'avantage. Les deux derniers jours, j'ai été surpris de faire presque 2h30 de massage avec plaisir et presque sans fatigue. Chaque massage est différent. C'est un don de soi, un travail de ses mains mais aussi un travail qui implique son corps entier. Ce dernier doit rentrer en harmonie avec nos dix doigts, même la respiration importe. Cette pratique est comme une danse autour du corps, une chorégraphie  favorable à la détente et au bien être du patient. J'ai dû travailler sur plusieurs plans.

      Tout d'abord, je vais décrire un peu cette technique. C'est un soin constitué d'acupressure sur les lignes principales d'énergies du corps et un yoga passif qui permet d'étirer muscles et tendons.

      Cette pratique est bénéfique pour tout un chacun, pour évacuer le stress ou les tensions musculaires du quotidien ou des pratiques sportives un peu excessives, c'est la raison pour laquelle j'en raffole.

       Ainsi, pour acquérir des bases pour cette bonne pratique, j'ai dû travailler sur des gestes qui impliquent une bonne coordination des mains avec l'ensemble du corps. Nous avons travaillé sur la souplesse et notre positionnement afin de ne pas trop nous fatiguer et que notre geste soit souple et efficace. Je rappelle que le massage Thaï est un massage dur tout en restant en accord avec ce que ressent le patient. Il doit provoquer une bonne douleur, sans être un supplice pour le receveur, ça doit rester un plaisir. Ceci n'est pas chose aisé puisque chaque corps est différent avec un propre niveau de sensibilité.

       Notre culture n'est pas habituée à cette pratique du "toucher massage", les Thaïlandais font ça dès le plus jeune âge à leurs descendants, et il y a ainsi aucune connotation sexuelle. Nous avons trop longtemps associé à tort la Thaïlande avec massage et prostitution... 

        Après avoir rencontrés certaines personnes très compétentes dans le domaine, j'ai compris que le soin de détente et maintient en santé peut devenir une thérapie. Le masseur cherche à être plus précis et à trouver des solutions thérapeutiques pour le corps. Les plus humbles et souvent les plus performant diront que dans ce domaine il y a toujours plus à apprendre, "le savoir est une ouverture sur notre ignorance", plus on apprend et moins on a l'impression de savoir...

           Ce stage était vraiment une bonne pause et m'a ouvert sur un monde vraiment différent comme je l'ai déjà souligné.

       J'ai rencontré des personnes formidables. Notre enseignante a consacré une partie de sa vie au bouddhisme, elle a acquis une humilité et une capacité d'écoute et de non-jugement hors pair. D'autre part, il est vrai que certains assouplissements sont un peu équivoquent et elle n'a pas manqué une occasion pour joindre un peu d'humour à son enseignement. Sans compter, qu'elle ne s'est pas contentée de suivre son programme mais qu'elle nous a fait partager d'autres aspects de la Thaïlande avec des spécialités culinaires qu'elles nous faisaient partager entre deux pratiques. Elle a aussi organisé une sortie dans un site thermal.

       J'ai aussi rencontré Olivier, (vous pouvez découvrir le site web  dans mes favoris. Ce belge du haut de ses 54 ans m'a apporté son énergie au fil de nos soirées partagées. Il m'a dépeint ses passions du tango et de son métier de comédien de rue de manière tout à fait intéressante. C'est lui qui m'a montré le lien dans toutes ses pratiques. Je lui suis reconnaissant de colporter cette joie de vivre au quotidien dans un monde où elle n'est pas toujours évidente.

        C'est en écrivant, ceci que je ne peux m'empêcher d'émettre une pensée pour les victimes du tremblement de terre à Haïti. Je me sens si loin de cette catastrophe, impuissant et à la fois redevable de garder une positive attitude face à mes problèmes négligeables du quotidien. C'est en regardant sur TV5 "envoyé spécial" que j'ai pu sentir un peu l'ampleur de la catastrophe et si l'on suit les préceptes de la religion bouddhiste je me demande bien ce qu'ils ont pu faire dans leur vie antérieure pour mériter de telles épreuves.

              Cela m'est difficile de rebondir après une telle évocation mais je voulais faire-part d'une dernière anecdote. La veille de mon départ j'ai suivi une partie du groupe pour une drôle de partie, justement. Dans l'école a circulé une invitation pour une soirée "yoga dance". Par négligence, je n'ai pas posé de question sur le contenu de cet évènement. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que l'on doive payer pour faire le spectacle. Il s'agissait de faire exprimer son corps à travers de la danse. Concrètement, l'animatrice proposait différents exercices comme laisser aller ses bras ses jambes ou ses épaules au son d'une musique type "dream sound" ou "peace waterfall"...  Malgré l'aspect de l'exterieur, un peu ridicule de la chorégraphie, j'ai trouvé cette soirée être une bonne conclusion à cette quinzaine. J'ai joué le jeu et j'ai trouvé en plus que l'exercice provoquait une bonne détente et un relâchement du corps et de l'esprit. C'est intéressant la capacité à se transposer dans un autre monde, qu'est cet univers de yogis très passionnés.



Publié à 21:03, le 29/01/2010, Chiang Mai
Mots clefs :


15 JOURS A CHIANG MAI.

            J'organise m'a petite vie petit à petit pour les 15 prochains jours à Chiang Mai. J'ai intégré ma chambre au 4e étage comme ça je retrouve mes escaliers de mon appartement. J'ai négocié le prix de la connexion Internet dans l'hôtel pour plus de facilité.

           Mes commerçants préférés m'aident à la réalisation de ma cure de fruits et jus. D'ailleurs je surveille un peu leurs conditions de travail et j'en suis impressionné.

           J'ai la sensation qu'une des éplucheuse de pamplemousses et coupeuse d'ananas aura passé sa vie assise sur une chaise de 10h à minuit, 7 jours sur 7. J'ai oublié de préciser qu'elle est aussi "enleveuse" de pépins de pastèques. Quel courage, je pense qu'à sa place, je deviendrais fou au bout d'une heure. En plus, elle arrive à garder le sourire.


          Je finis par  découvrir des bonnes adresses et j’y retourne régulièrement cela me permet de sympathiser avec le personnel, et ils finissent par connaître mes habitudes.

         Cette différente façon de voyager me permet de me ressourcer voir même de faire un peu de gras, (j'en avais besoin). Par ailleurs, je suis amené à rencontrer des voyageurs qui sont plus sédentaires et qui m'ouvrent sur une façon différente de voir le pays, soit parce qu'ils y ont travaillé soit parce qu'ils enchaînent les stages de massage. Ou bien, il y a ce monde de voyageurs qui vivent la nuit, abusent un peu des fêtes pas chères et c'est un peu toujours les mêmes rencontres superficielles et éphémères qui personnellement me fatiguent et qui me poussent paradoxalement à repartir sur la route, pour me retrouver face à moi-même. D'autant que ma timidité ne favorise pas ces rencontres multiples.

 



Publié à 21:53, le 18/01/2010, Chiang Mai
Mots clefs :


VERS LE MEKONG ET LA THAILANDE.

          Pour clore la boucle de ce circuit, nous avons dû rejoindre Pak Beng via Oudom Xai et emprunter la frontière de la région de Nan en Thaïlande récemment ouverte aux étrangers.

        Marco connaît cette route, il a été surpris par la croissance rapide des villages la bordant. Sur les 140km de cette région maraîchère, c'est par centaines que se comptent les maisons en dur de moins de 3 ans. D’où vient les fonds de ces multiples investissements immobiliers et routiers.
         Est-ce que le tourisme est en cause dans cet essor? En tout cas, Pak beng est un exemple de croissance exponentielle. La succession de guesthouse se remplie chaque jour par le flot de touristes déversés par les bateaux qui parcours le Mékong. Dorénavant en plus de l'indispensable bar, un écran de taille vient compléter le confort du voyageur. Est ce que, dans quelques années nous pourrons encore parler du Laos comme un pays authentique ?
          En revanche, la route pour la Thaïlande qu'ils construisent garde un charme singulier.Ces pentes vertigineuses sont surprenantes et éreintantes d'autant que le revêtement n’est pas des plus faciles. Ce dernier a alterné entre pistes stabilisées et glissantes, les entreprises thaïlandaises imbibent les couches pour les compacter rendant ainsi notre progression dans de la boue assez difficile. Avec la conjonction du dénivelé de 1500m sur seulement 60km, nous sommes arrivés en milieu d'après-midi pour faire viser notre passeport.
          Et paradoxalement, avant d'arriver au poste de frontières désert, les guest-houses se sont succédé, ils semblent se préparer à un afflux important de visiteurs.


        Une fois arrivé en thailande, nous nous avons été surpris de nous retrouver dans une sorte de champ de montagne Russe sans la moindre trace de vie en présence d’un bitume décrépi. Le bruit des engins travaillant sur la route côté Laotien laissait place à un silence auquel nous n'étions pas préparés. Nous aurions apprécié cette atmosphère s’il n'y avait pas 140km et toutes ces montagnes nous séparant de notre première étape Thaï.  L'idée de faire du stop nous avait bien sur plus qu'effleuré l'esprit. C'est lorsque la première et unique voiture nous a accueilli que nous avons été parcouru par un grand soulagement. J’ai pris place dans le coffre pour surveiller les vélos, j'appréhendais surtout la puissance de la climatisation de ce vieux pick-up.

          Toutes les conditions étaient réunies à Phrae, pour que l’on passe une dernière journée ensemble. Nous avons trouvé tout le confort espéré dans cet hôtel chinois tout neuf aménagé avec beaucoup de goût, un supermarché était aussi à notre disposition pas loin, ainsi que des marchands de fruits frais prédécoupés. Nous avons décidé de décréter le 14 janvier, journée de repos et le lendemain Marco a pris son bus pour BKK et j'ai rejoint de mon côté Chiang Mai.



Publié à 23:32, le 12/01/2010, Nan
Mots clefs :


DESCENTE DE LA NAM OU.

         J'étais impatient de descendre cette rivière, ce projet avait mûri depuis mon premier voyage, il y a trois ans. Nong khiaw que je connais déjà est notre futur port d'arrivé que l'on atteindra en deux jours après 10h de descente et plus de 180km.

        Avant d'embarquer le premier jour nous avons dû rejoindre le lit de la rivière. En vélo nous avons donc parcouru une piste de 20km avec un dénivelé négatif de 1000m, c'était très dur pour les bras et le postérieur. Après cet échauffement intense, la journée a été caractérisée par la succession de petits rapides qui nous a valu quelques douches, c'est en filmant que j'ai pu retranscrire au mieux l'ambiance.
          Nous avons rencontré pas mal de touristes même si ce bateau est avant tout un transport en commun régulier. Il y avait par mis eux un Allemand qui travaille comme volontaire pour la même ONG que l'homme rencontré précédemment sur la route. Mais ce dernier a pour mission de promouvoir le tourisme dans cette région. Il organise entre autres des trekkings dans les villages ethniques. Il nous a fait part un peu de ses impressions. Il souligne qu'il est difficile d'organiser des visites de ses villages. Pour rentrer en relation de confiance avec la population, il doit créer un lien amical et expliquer à chaque fois qu'il vient avec d'autres touristes, que ce sont des amis à lui qu'il veut présenter au village. Le concept de tourisme est encore complètement abstrait pour eux.

              Il nous a aussi expliqué du fait de leur timidité qu'il est un peu indécent de prendre des photos au premier contact comme nous avons pu nous en apercevoir. Dans le pire des cas, ils peuvent penser qu'on leur vole leur âme ou quelque chose comme ça. D’où l'avantage du numérique où l'on peut montrer l'image immédiatement.

             Une autre anecdote nous a fait sourire et bondir à la fois. Une touriste après avoir fini son trekking est allée se plaindre en disant que c'était impensable d'amener des visiteurs dans des villages ethniques dans lesquels on pouvait trouver des traces de modernité comme une télé ou une moto. Ceci enlevait de l'authenticité et c'est limite si la valeur économique du trekking ne devait pas être rajusté. Sous quel droit peut-on affirmer que le progrès leur est contre-indiqué?

            Les paysages du deuxième jour étaient pendant la première partie moins impressionnants. Le canyon est moins profond, mais par la suite la nature environnante laisse apparaître ces impressionnantes montagnes abruptes en formes de pain de sucre. Et c'est à ce moment là que l'Allemand nous a annoncé que l'avenir de cette rivière était un peu compromis. Depuis l'existence de Phongsaly, la voie fluviale était pendant longtemps le seul moyen d'accès possible de la région. Il n'y a que depuis 11ans que la route a été ouverte à travers la jungle. Dorénavant, les changements vont s'opérer très vite avec la proximité de la chine. Ils vont commencer par enrober la route puis ouvrir des frontières aux étrangers et ce n’est pas exclu qu'ils mettent en place un barrage dans la vallée.



Publié à 20:30, le 9/01/2010, Nong Khiaw
Mots clefs :


SUR LA ROUTE DE PONGSALY.

           Pour profiter de la beauté de cette route, nous étions heureux de repartir bien reposé de Boun Tai après une demi journée de repos. Nous avons appris avec joie qu'après 30km nous allions trouver du goudron. Cela correspondait au croisement menant à une frontière chinoise et c'est en ce lieu nous avons commencé à rencontrer un peu de circulation. Jusque-là nous étions entourés d'une jungle singulière dont la brume matinale renforçait cette ambiance si particulière.

         Un peu plus loin, sur la route nous avons fait cette rencontre exceptionnelle de Mile et Lolo, les cyclistes originaires de mon village en Isère. Comme lors de chaque croisée en bord de route nous avons échangé nos expériences et quelques infos sur les proches étapes. je vous invite donc si vous le désirez à suivre leur périple en cliquant sur le lien ci-joint dans la liste des sites favoris.


          Par ailleurs quelques dizaines de kilomètres plus loin nous avons fait la pause soupe de la demi-journée avec un Allemand qui travaille comme volontaire dans un village à 40km de Phongsali. Il promeut la formation d'instituteurs locaux, Il a semblé être très heureux de partager sa table avec des occidentaux.

          Nous avons tout de suite remarqué qu'il avait l'air de souffrir de son isolement social et culturel. Il a avoué entre autres que le climat est très difficile. Il arrive souvent qu'il gèle la nuit, et que, pendant la journée, la brume ait du mal à se lever, laissant place a une imposante couverture nuageuse qui parfois produit un peu trop d'humidité à son goût.

           Il se trouve dans une région isolée et reculée, il doit faire 40km de route pour accéder aux premières commodités de la petite ville de Phongsali. L'électricité est arrivée il n'y a pas très longtemps suivi de peu par Internet.

        Pour finir, on peut dire que c'est vraiment du don de soi que de venir passer deux ans ici pour ce genre de mission, l'expérience est positive s’il arrive à ne pas sombrer dans l'alcool ou la dépression.



Publié à 20:24, le 7/01/2010, Khouèng Phôngsali
Mots clefs :


UNE NUIT DANS LES MONTAGNES AVEC LES AKHAS.

           Pour rejoindre Phongsali, nous avons tracé notre itinéraire à travers les montagnes grâce à la dernière référence en matière de carte touristique. Cette dernière indique la présence d'une piste qui nous évite un grand détour par Oudom-xay. Seulement, lorsqu'on demande des informations autour de nous, la viabilité de cette piste reste un peu incertaine. Un des nombreux"agent touristique" nous a un peu refroidi le matin de notre départ lorsqu'il nous a dit qu'on allait mettre "5 voir 4 jours" pour rejoindre Phongsali alors que l'on prévoit que 2 journées.         

          Malgré notre optimisme en déclin nous attaquons de bonne heure cette journée  avec enthousiasme.  Nous passons tout près de la frontière chinoise, ce qui me donne  un avant-goût de ma prochaine étape. Nous avons parcouru les 40 premiers  kilomètres  aisément  sur un bon enrobé, on a même croisé un touriste  qui a qualifié cette section d'autoroute.


           La portion entre  la frontière  Chinoise et  Oudom  xay  dont on emprunte les 20 premiers Km est en travaux, mais pour finir à part quelques petites portions dénudées d'enrobage, c'est très roulant.
           Il nous restait à savoir si nous allions trouver la bifurcation, ainsi  après 20km  nous étions à l'affût  de la fameuse piste et c'est grâce au panneau d'indication de la "green  border" indiqué sur la carte  que nous avons pu trouver cette piste. Comme l'on peut voir sur certaines photos c'est une très belle piste avec une succession de rivières à traverser à gué. Nous ne pensions pas rencontrer ce jour-là, beaucoup de touristes.
           Nous avons fait tout de même quelques rencontres intéressantes. Tout d'abord, il y a eu les vendeuses de rats morts à ragoût à la première intersection.
            Il y a eu ces chinois qui nous ont évité de nous retrouver à la frontière en nous indiquant la bonne bifurcation (eh oui, la carte a quelques lacunes... était-il un peu fatigué ou simplement bourré lorsqu'il a relevé les kilomètres? nous ne le saurons jamais..). Quoi qu'il en soit les motards chinois nous ont épargnés 24km de bonus.
            Et pour finir, nous avons rencontré un motard qui a souhaité montrer son importance. Il a voulu contrôler nos passeports, la proximité de la frontière peut expliquer son geste. Je suis presque sûr à la manière dont il a regardé les documents qu'il ne savait pas lire l'alphabet latin, c'était "une simple formalité".

         Notre objectif de départ était de rejoindre Boun Tai de l'autre côté des montagnes sur la route principale, ce qui représentait tout de même 140km au moins. À presque 17h nous avons fait 110km et déjà 1500m de dénivelé. Nous avons facilement trouvé gîte et couvert dans ce merveilleux village. Ça a été pour nous une expérience unique de partager leur vie très simple pendant une soirée. On a juste pas l'impression de vivre sur la même planète ou dans le même siècle...

          Pendant, la première heure, on a vraiment eu l'impression de représenter l'attraction de l'année, tout le village est arrivé sur nous telles des abeilles sur leur essaim. Il y a eu un premier moment aussi fort pour eux et pour nous ça été la pseudo douche au point d'eau du village. Malgré la fraîcheur s'était bien appréciable, nous aurions bien invité les enfants à en faire autant. Ensuite, nous avons passé la soirée au bord du feu éclairé à la bougie en comité un peu plus restreint. Avec une majorité de femmes en habit traditionnels comme vous pouvez le voir sur les photos. Fait surprenant, c'est que personne n'a mangé de la soirée, ni même le matin à part les bébés qui tétaient le sein de leur mère. Par ailleurs, ces derniers en passant de dos en dos n'ont jamais quitté la chaleur humaine.

           Concrètement, les conditions de notre séjour étaient assez spartiates, comme vous pouvez l'imaginer. Nous ne sommes pas arrivés à obtenir du riz, ainsi nous avons beaucoup bu de bières et mangé des pâtes chinoises en conditionnement individuel, comme sur les photos. L'avantage c'est que nous n’avions pas à rechigner sur l'hygiène douteuse du service ménager. Concernant, le logement le maître du logis à notre arrivé nous a préparé notre couche dans la pièce arrière, une pièce commune, qui sert de grenier à provisions, de chambre à coucher commune et accueil accessoirement animaux plus ou moins domestiques.
           À ce propos, malgré la relativement bonne nuit sur une unique natte naturelle, on s'est réveillé plusieurs fois. Et comme on partageait quasiment la même couverture, nous avons eu la même envie d'uriner au milieu de la nuit. Nous avons ainsi profité du plafond étoile, comme jamais je l'avais vu, à 1000m d'altitude sans nuage ni pollution de toutes sortes. Pendant, le temps nécessaire à cette observation et surtout à la vidange vésicale nous sommes arrivés à réveiller tout le village. Un coq, puis un chien puis tous les coqs et chiens du village se sont exprimés, extirpant de leur sommeil la moitié de la population. Il a fallu par la même occasion que Marco en rentrant dans la masure essaie de démonter par un coup de tête le toit trop bas en tôle ondulée.
           La simplicité de ces gens nous a vraiment interpellé et d'avoir passé la soirée ensemble à partager nos rires et nos émotions au coin du feu nous à permit respectivement, de prendre conscience que malgré nos différences de langues, de culture, de niveau de vie, nous faisions tous partie de cette belle chaîne humaine.

               Le lendemain nous a paru très dur. La rude journée de la veille et la soirée inhabituelle ne nous a peut-être pas aidé à surmonter ces montagnes russes. Je rappelle que cette piste coupe les montagnes et je pense qu'elle n'est pas prête d'être asphalté vu les pentes incroyables et le nombre de rivière à traverser. C'est ainsi qu'en cours de route nous avons décidé de passer la nuit à Boun Tai après seulement 40km et 1000m de dénivelé.  



Publié à 20:16, le 6/01/2010, Ban Boun Tai
Mots clefs :


ROUTE HOUAY SAY- LUANG NAMTHA.

          J'étais très curieux de chevaucher à nouveau sur cette portion. À l’époque, en 2007, je me rappelle très bien avoir traversé des champs de laboure et des tapis de poussières parmi les 200km de cette étape. Il m'avait fallu 3 jours pour arriver jusqu’à Luang Namtha. Je vous invite à relire l'article correspondant sur http://sebavelo.uniterre.com/.
          Avec cette route pratiquement fini deux jours ont suffi. Effectivement, comme le montre la photo, nous avons eu en milieu d'après-midi nous avons découvert les 40km de graviers restants. D'autant plus que la route vieille de moins de 5 ans mériterait déjà quelques réparations.

          Soit, nous avons tout de même réussi notre objectif à savoir parcourir les 120km jusqu’à la seule vraie commune: Vieng Poucka. Nous avons terminé un peu tard, certes. Je me dois donc de justifier ce manquement.
          Outre, la route pas si plate que ce que l'on pensait, nous avons dû effectuer les formalités de douane entre Thaïlande et Laos après avoir pris notre premier petit-déjeuner Thaïlandais dans les meilleurs établissements de la ville (salades de fruits, pâtisseries au chocolat, jus de fruits frais, expresso....).
            Un conseil averti vaut mieux que rien: vous ne savez jamais ce que la journée peut vous réserver ainsi il ne faut jamais reporter un petit-déjeuner à plus tard, surtout lorsqu’on change de pays. Marco s’est retrouvé avec un livre ayant doublé de volume lors de la traversé du Mékong et de sa baignade forcée, comme s’il s’imaginait gagner des pages supplémentaires...

        Arrivé à bon port nous avons eu un petit bain de foule touristique au poste de douane, à voir l'organisation il semblerait que les douaniers n'aient pas l'habitude d'avoir tant de travail. Ils récupèrent tous les passeports à la fois pour les distribuer un par un après que l'un d'eux est collé l'autocollant, l'autre est mis son coup de tampon, sans oublier celui qui encaisse. On se croirait un peu à la poissonnerie lorsqu'il faut reconnaître son poisson vidé et écaillé à travers le sac plastique. Toute cette histoire, nous ayant pris un certain temps, nous sommes allés goûter les bonnes baguettes de la petite mamie. Je me rappelle le dynamisme qu’elle employait pour gérer ses touristes avec ses quelques mots de Français. Ce deuxième petit-déjeuner allait permettre à Marco d'essorer sa sacoche. C'est ainsi que nous avons quitté la ville à presque onze heures. Certains diraient : « juste à l'heure de l'apéro » et ils ne croient pas si bien dire puisque peut être une heure après un gas voulait absolument nous inviter à partager la bière dominicale. Une petite rasade et nous avons lâchement décliné l'invitation qui promettait d'être mémorable sous prétexte que nous avions de la route à faire. Évidemment, ils ne parlaient pas un mot d'anglais, mais l'alcool levant facilement leur inhibition nous aurions certainement eu de nombreux échanges.

          Voilà, pour ce qu'il en est du départ, concernant l'arrivée, nous avons joui d'un "very beautiful..." coucher de soleil, comme vous pouvez voir sur certaines photos. Par expérience, je sais que Marco n'aime pas trop rouler de nuit. Je lui ai promis la lune, mais elle n'est jamais apparue. Pour l'apaiser, j'essayais de lui faire apprécier ce magnifique ciel étoilé. Seulement, à vélo en descente à traverser des villages non éclairés jonchés de chiens et d'enfants ce n’est pas facile de profiter de la voûte céleste. Et, nous n’avons pas tellement envie de nous asseoir au bord de la route pour compter les étoiles jusqu’à ce que cette foutue pleine lune veuille bien se lever. Sachant qu'avec le coucher du soleil nous avons reçu une chape de fraîcheur sur les épaules presque comme en plein hiver à 1000m d'altitude. Finalement, nous avons roulé ensemble et j'étais bien content d'avoir des piles neuves dans ma frontale. Et c'est  ce soir là que j'ai dormi avec la belle araignée...

          La journée du lendemain était beaucoup plus facile. Elle a été marquée par la rencontre du couple de Français en vélo couche à position dos-à-dos que j'ai rencontré l'année dernière au fin fond du Chili. Et nous avons discuté avec grand plaisir dans les mêmes conditions au bord de la route et cette fois un peu plus longtemps. D'ailleurs les plus assidus du blog 2008, pourront ce rappeler de la photo.

          Après, quelques petites montées et descentes nous avons atteint Luang Namtha et là, j'ai été surpris par la rapidité à laquelle la petite ville de province a changée. Bien sûr, la population peut bénéficier de meilleures infrastructures, en revanche la quantité d'hôtel qui a poussé depuis et l'affluence touristique grandissante semble vouloir gâcher l'authenticité, même si j'ai été content de manger ma "Dame Blanche" que je n'aurais certainement pas trouvée, il y a trois ans....



Publié à 12:14, le 4/01/2010,
Mots clefs :


LE PROGRAMME DE CETTE FIN D'ANNEE 2009 ET DE L'ISSUE EVENTUELLE DU VOYAGE.

           Notre objectif majeur avec Marco est Phongsali au Laos, une des localités des moins accessible du pays, sachant qu'il a son avion de retour pour l'Allemagne le 17 janvier, et que moi je planifie de continuer vers la Chine.

          Entre temps j'ai eu un problème avec mon moyeu Rohloff, depuis plusieurs milliers de Km je perds de l'huile et après 1000km en Birmanie grâce à la curiosité d'un local, j'ai découvert que la roue arrière avait un jeu axial d'un côté et il y a maintenant 1000km soit après 12000km de vie du moyeu, je perçois comme si une bille du roulement côté pignon était cassée.  Je vais ainsi profiter de la présence de Marco pour téléphoner à la compagnie en Allemagne. Cela ne va pas mettre en cause l'organisation du voyage, mais peut être que ce sera avantageux pour nous deux. Effectivement, j'ai déjà changé les dates de mon stage de massage. Ainsi, le stage va interrompre mon périple à vélo, pendant laquelle je devrais envoyer le moyeu en Allemagne selon la réponse de la compagnie. Nous allons donc rejoindre la frontière thaïlandaise tous les deux après notre circuit Laotien. Et, peut être que Marco viendra avec moi en Chine, j'ai mes petites idées sur le programme, mais je vous en ferais par au fur et à mesure. L'essentiel pour moi est de ne pas avoir trop froid, de faire de belles découvertes et rencontres avec un brin d'aventure.


          En attendant, voici nos étapes Thaïlandaises: Phrao, Fang, Chiang Sean lake et Chiang Kong à la frontière. Globalement, c'était des étapes faciles avec de la très bonne route et de bonnes structures hôtelières le soir à l'étape.  On a eu aussi une très belle étape entre Chiang Sean et Fang par une petite route de montagne avec des fortes pentes à 21%.
          Suite à mon coup de téléphone à Rohloff, je suis en mesure de donner des bonnes nouvelles. En premier lieu, la fuite d'huile n'en est pas une. C'est que lorsque je fais le changement d'huile je ne vidange pas suffisamment l'ancienne huile. Ainsi, la fuite est seulement le trop plein. Secundo, le jeu est plus ou moins important selon les modèles et n'entrave pas à la conduite comme j'ai pu le constater. Pour finir c'est quasi impossible de casser une bille de roulement enfin le technicien n'a jamais vu ça. Il est fort probable que ce soit la transmission (chaîne, plateaux) d'après son expérience. La communication était intéressante tout d'abord Marco a commencé à exposer les problèmes en Allemand, puis l'interlocutrice a voulu me parler directement. Au vu de mes problèmes linguistiques c'est finalement un francophone qui m'a parlé et qui transmettait en simultané en langue germanique les termes techniques. Pour finir nous avons pu conclure qu'il n'y a aucun problème avec Rohloff et à nouveau nous avons été agréablement surpris par le service après vente à des milliers de kilomètres de distance. Effectivement, j'ai changé ma soi-disant chaîne renforcée le soir même et le bruit a disparu.


En conclusion, je n'ai pas besoin de renvoyer mon moyeu, je maintiens mes dates de stages au 18 janvier ce qui va me permettre de faire une coupure et normalement je fais trois semaines de circuit avec Marco, ce qui comprend un peu de Thaïlande, le nord Laos avec Phongsali, la descente de la Nam Ou et retour par la Thaïlande par une frontière entre Pak Beng et Nan en Thaïlande. Puisque normalement toutes les frontières thai-laos sont dorénavant ouvertes aux étrangers, cela représente un circuit de plus de 1500 Km avec pour ma part départ et arrivée à Chiang Mai.

         Quant à Marco, il est obligé de rentrer travailler un peu avant de bénéficier de ses heures supplémentaires et de ses congés de la nouvelle année pour peut être revenir pour un mois en Chine. Je continu de dire qu'il n'y a pas de problème sans solutions...



Publié à 12:48, le 1/01/2010, Chiang Khong
Mots clefs :


LES CHANGEMENTS EN THAILANDE.

          À Chiang Mai, j'ai rapidement retrouvé mes marques, j'ai reconnu un petit marchand de jus de fruits tropicaux et une vielle masseuse bien rigolote qui est tombée en admiration devant la gaîté de Marco.           


         Sinon, le niveau de vie à l'air d'être un peu plus élevé, avec les nouveaux scooters très "fashion", entre autres. Le rapport qualité prix n'a pas changé, la soupe est toujours au même prix dérisoire et j'ai tout de suite retrouvé les senteurs d'il y a trois ans. Même les chiens semblent avoir adopté une nouvelle conduite, ils courent beaucoup moins après les cyclistes.
     
 

          Encore une fois, je trouve la Thaïlande et les Thaïlandais extraordinaires, ils ont évolué gentiment et je pense qu'il y a globalement une très bonne qualité de vie ici.  Le fait qu'il n'y ait pas eu de guerre comme dans les pays voisins est peut être responsable de leur mentalité actuelle. Et pour le touriste, tout est possible depuis le tourisme sexuel dont la réputation est maintenant surannée jusqu'au tourisme aventure ou familial. Tout cela dans un confort de haut niveau très abordable et avec le sourire en prime. Je pense que c'est une très bonne première destination Asiatique.



Publié à 12:45, le 27/12/2009, Chiang Mai
Mots clefs :


ET D'AUTRES SURPRISES.

              Le jour de mon départ de Birmanie à l’aéroport, lorsque j'ai enregistré mon vélo, l'hôtesse m'a demandé d'attendre la présence de son supérieur. Ce dernier m'a dit qu'il ne pourrait certainement pas rentrer dans la soute sachant que l'avion était plus petit que pour l'aller. À la suite de l'exposition de toutes les possibilités, il m'a fait part de sa bonne volonté indéniable pour faire tout son possible pour éviter le démontage du carton ou l'expédition par l'avion suivant. Finalement, c'est sur le tarmac de l'aéroport qu'il m'a annoncé la bonne nouvelle. En tout cas, ça été pour moi l'occasion de rencontrer ses quatre Français à l'écoute de mes aventures et auteurs des photos ci-joints. 

        Ils ont vraiment embelli cette longue journée. Effectivement, mon programme pouvait me réserver encore d'avantage de surprises. Je ne savais pas où j'allais dormir ni dans quelle condition. Mon but étant de rejoindre Chiang Mai au plus vite afin de retrouver mon ami Marco. Sachant pas non plus si j'allais le retrouver puisque je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis un mois. Donc, dès ma sortie de l'avion, j'ai tenté de rejoindre la gare routière en taxi. Il m'a fallu trouver un grand monospace pour rentrer le carton contenant le vélo. Puis j'ai traversé la mégapole avec ses autoroutes qui s'entrecroisent et ses grands bulding. Ça fait un choc après Rangon d'imaginer 20 millions d'habitants dans une seule ville dont la chaleur et l'humidité est étouffante.


        J'ai eu beaucoup de chance car j'ai trouvé un bus avec seulement 2h d'attente. Et, en prime je me suis trouvé un copain d'origine chinoise vivant à Chiang Mai. Il m'a un peu orienté et m'a aussi aidé à porter le vélo jusqu'au bus. Je ne sais pas pourquoi mais ce jour là c'était un peu désorganisé pour la Thaïlande, c'est limite, si on devait pas passer le vélo par-dessus un grillage. Ma dernière incertitude était de savoir si j'allais arriver à rentrer le carton dans le coffre du bus.
         C'était un bus à deux étages dont les coffres ne sont pas très grands mais en revanche le premier étage était dédié aux bagages, ainsi on a essayé tous les coffres et j'ai cru que j'allais étriper le chinois qui disait: « ah ! c’est trop long et trop large! » Pour finir en rentrant dans une soute et en chopant une bonne transpirée comme je sais bien le faire, j'ai pu tenir le carton en biais pendant que j'ai fait taire le chinois en lui demandant de fermer la porte.

           Le voyage de nuit a été un plaisir à côté des voyages en Birmanie: 9h pour 800km contre 7h pour parfois moins de 200km de plus j'ai eu des nouvelles de Marco par mail puis une rencontre heureuse la même journée.



Publié à 12:59, le 26/12/2009, Bangkok
Mots clefs :


{ Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

Où suis-je actuellement ?



«  Avril 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Sites favoris

VAGABONDE CYCLES.
BIKE COMPONENTS.
PHOTOGRAPHE SOUTIEN BIRMANIE ET CUBA
CANADIEN JARDINIER DU LAC INLE
EMILIEN ET LAURENT D'ISERE.
OLIVIER MIMES C.MAI MASSAGE.
COUPLE DE FRANCAIS (LUANG NAMTHA)
SUNSHINE ECOLE MASSAGE.
PROJETS POUR LE LAOS
INFOS SUR LA CHINE
COUPLE RENCONTRE A LA FRONTIERE CHINOISE.
BIKE SHOP KUNMING
SEBASTIEN & LEAKHENATH DE FRIBOURG

Rubriques


Derniers articles

4 PAYS ET CE DERNIER ARTICLE POUR CONCLURE.
ARRIVE SUR KUNMING: MON OBJECTIF FINAL.
QUELQUES ANECDOTES EN VRAC.
SUR LA ROUTE.
SOLITUDE, RECUEILLEMENT, INTROSPECTION ET 1000M DE DENIVELE PAR JOUR.

Amis